Par Hélène Rose le 17/05/2018, lien vers l’article d’origine

© Christelle Fournel

 

Si la place accordée aux espèces animales varie selon les cultures, un plus grand respect des animaux est toujours souhaitable. Le Vietnam semble s’engager dans cette voie.

 

Dans le cadre d’une collaboration avec l’association Instinct de vies, fondée par Dora Zee, notre consœur Christelle Fournel s’est rendue au Vietnam, pays où la consommation de chiens et de chats est fréquente et légale, alors que le commerce de leur viande ne l’est pas. À travers son expérience, elle apporte un témoignage sur l’exercice vétérinaire et la protection animale dans ce pays.

Quel était l’objectif de ce voyage pour l’association Instinct de vies ? 
Christelle Fournel : Les autorités vietnamiennes ont une véritable volonté de changement en matière de protection animale. Elle est notamment motivée par leur ambition de donner à Hanoï une dimension inter?nationale, comparable à celle de Singapour, ce qui est tout à fait envisageable au vu du développement actuel très rapide du pays. Or vis-à-vis du regard international, il n’est plus possible d’agir ainsi envers les chiens et les chats… L’interdiction de la consommation ne se fera cependant pas tout de suite, il faut que les mentalités soient prêtes à l’accepter avant le passage de la loi, car la décision doit venir du peuple. L’objectif d’Instinct de vies est de proposer aux autorités qu’une interdiction soit mise en œuvre d’ici cinq ans, et que celle-ci fasse l’objet d’une annonce publique d’ici 2019. Les autorités ont déjà constaté une diminution apparente de la consommation globale et du nombre de restaurants spécialisés. Le commerce des animaux est de moins en moins visible sur les marchés, de moins en moins populaire, notamment grâce à l’influence des jeunes générations. Des actions de sensibilisation, de communication publique, sont nécessaires pour que la situation continue à évoluer. Pour reprendre le proverbe d’un responsable politique avec lequel nous sommes en contact : « À l’époque de la pluie, il faut laisser petit à petit la terre s’infuser d’eau pour le restant de l’année. » L’association Instinct de vies souhaite les aider à mener ces campagnes, et à former les acteurs locaux de la santé animale.

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